Strobilanthes flaccidifolia Nees
Strobilanthes cusia (Nees) Kuntze
Aire de croissance
Native to Southeast Asia.
Bangladesh, Bhutan, Burma, China (Fujian, Guangdong, Guangxi, Guizhou, Hainan, Hunan, Sichuan, South East Xizang, Yunnan, Zhejiang) India (Bengale, Assam), South Japan (Ryukyu), Laos, Sri-Lanka, Taiwan, Thailand, Vietnam.
Grows between 100-2000 m, usually in moist wooded places.
Papiers fabriqués depuis cette plante (1)
📍 Japon (1)
Noms vernaculaires (5)
🌐 Anglais (2)
🌐 Chinois (1)
- Malan (马蓝 )
🌐 Français (1)
🌐 Japonais (1)
- Ryukyu ai (りゆうきゆうあい )
Zones de production
Culture et usage
C’est la principale source d’indigo au Sichuan. Elle est utilisée par les peuples montagnards du sud de la Chine pour obtenir des bleus noirs.
Pour des noirs il faut ajouter une décoction de chêne ou d’autres plantes à tanins.
On l’utilise aussi pour faire des verts par un second bain de curcuma ou des violets par un second bain de carthame.
Mode de préparation
La plante est reproduite par bouture. Elle est cultivée dans des endroits ombrés pour obtenir des bleus très intenses (la quantité produite d’indigo est alors supérieure) ou au soleil pour des bleus clairs. La récolte a lieu trois fois par an entre avril et octobre.
Méthode de la fécule d’indigo: Les tiges et feuilles sont placées dans une fosse ou une cuve suivant la quantité à traiter, elles sont recouvertes d’eau et pressées avec une planche ou une pierre. La fermentation démarre rapidement et provoque une augmentation de la température. Elle peut durer jusqu’à 20 heures selon la température ambiante. Le liquide jaune vert qui se forme est filtré puis il est brassé violemment pendant plusieurs heures afin de l’aérer et l’oxyder. La précipitation de la couleur est provoquée par l’ajout de chaux ou d’une lessive de cendres. Le dépôt ou fécule d’indigo, est recueilli, lavé, filtré. Il peut être pressé en pains ou conservé en pâte humide. C’est sous cette forme que l’indigo est livré aux teinturiers.
Il n’est pas toujours nécessaire pour procéder à la teinture, de le mélanger avec une lessive de cendres ou de chaux de coquillages à cause des résidus importants de chaux incorporée dans la confection de la fécule d’indigo. L’indigo est mélangé à de l’eau et de nouveau, agité violemment.
Méthode directe : Les feuilles sont écrasées et laissées à fermenter dans une cuve d’eau chaude permettant une activité bactérienne. Chaux ou cendres sont rajoutées pour conserver un taux alcalin fixe.
L’étoffe est placée directement dans ce bain. L’oxydation a lieu quand le tissu est retiré et exposé à l’air. Cette méthode donne des bleus pâles. Il faut réitérer trempage et exposition à l’air et l’apport de feuilles fraiches pour obtenir une couleur plus intense.
Méthode mixte : La teinture est effectuée en mélangent des plantes fraiches et de fécule d’indigo.
Culture et usage
Les plantes à indigo utilisées au japon sont Indigofera tinctorium, Strobilanthes flaccidifolia, Isatis tinctoria et Polygonum tinctorium. Ce dernier est le plus fréquemment utilisé au japon.
Introduction papier
Suffixes kami, gami, shi = papier.
Au Japon les papiers de kozo sont les plus nombreux.
Au Japon les papiers de kozo sont les plus nombreux.
Mode de préparation
Méthode des coques : Les feuilles sont entassées en une couche d’un mètre de hauteur dans un entrepôt où elles sont humidifiées et brassées régulièrement tous les trois jours. De nouvelles feuilles sont ajoutées et aspergées d’eau pendant toute l’opération. La température monte au fur et à mesure de la fermentation et peut atteindre 70°C. Le tas est ensuite recouvert d’une natte de paille pour conserver la chaleur et la fermentation se poursuit pendant une centaine de jours. Les feuilles sont broyées, égouttées et façonnées en coques ou aidama qui sont mises à sécher.
Ces coques pour être ensuite utilisées, sont concassées et la fermentation est réactivée en ajoutant de l’eau tiède. Le colorant est directement extrait de la boule de feuilles (ce qui nécessite un filtrage).
Méthode de la fécule : Après la récolte les feuilles sont laissées à sécher pendant deux jours. Les pieds sont mis à fermenter dans une cuve recouverte d’une petite couche d’eau. La fermentation peut durer jusqu’à 20 heures selon la température ambiante. Le liquide est alors recueilli et filtré. Il est battu afin de lui faire absorber de l’oxygène et l’oxyder. La précipitation se fait en ajoutant un alcalin (chaux ou lessive de cendres).
Le dépôt est rincé, bouilli puis filtré ; on parle de fécule d’indigo ; la pâte est ensuite façonnée en pains.
La teinture des papiers se fait de deux façons : teinture de la pâte à papier (sukizome) ou de la feuille (hitashizomepar trempage ou hikizome par brossage).
Pour teindre du papier par trempage, les feuilles sont pincées une à une entre deux plaquettes de bois par le petit coté. Cela permet de garder la feuille plate pendant le trempage.
En général trois jarres de teinture sont préparées avec des concentrations décroissantes. Le papier est trempé dans la jarre de teinture la moins concentrée puis l’oxydation a lieu à l’air et on procède au trempage dans la jarre un peu plus concentrée. Après oxydation la feuille est trempée dans la jarre de forte concentration. L’opération peut être répétée plusieurs fois pour obtenir une couleur plus ou moins intense. La feuille est séchée en exposant sa surface à l’air. La couleur change par oxydation.
Aire d'utilisation
Chine, Japon.
Culture et usage
Plante herbacée vivace de 50cm à 1m50 de haut. Les fleurs bleues sont groupées en panicules. La floraison est irrégulière. La plante nécessite humidité et lumière mais pas de plein soleil.
Les plantes à indigo représentent environ un millier d’espèces dans le monde.
Les feuilles contiennent un hétéroside incolore de l’indoxyline, l’indican. Celui-ci par hydrolyse acide ou enzymatique libère de l’indoxyle et des sucres. L’indoxyle au contact de l’oxygène de l’air, s’oxyde en dihydro-indigo (verdâtre) puis en indigotine (bleue).
Les bleus servent de pied pour obtenir des verts et des violets.
La plante a également des propriétés médicinales anti-inflammatoires et antipyrétiques.
Mode de préparation
La préparation de la teinture à partir de plantes à indigo s’effectue selon trois techniques principales : la méthode de la teinture directe, la confection de coques et celle de fécule d’indigo. Il existe cependant de nombreuses variantes géographiques liées principalement aux ingrédients localement disponibles.