Isatis tinctoria L.
Isatis indigotica Fortune
Isatis oblongata DC. var. yezoensis (Ohwi) Y. L. Chang
Isatis tinctoria var. indigotica (Fortune) T. Y. Cheo & K. C. Kuan
Isatis tinctoria var. yezoensis (Ohwi) Ohwi
Isatis yezoensis Ohwi
Aire de croissance
Isatis tinctoria originated perhaps from India. The species is spontaneous in North Africa, Europe (mostly in Mediterranean area) and Western Asia until Xinjiang (China).
China (Fujian, Gansu, Guizhou, Hebei, Henan, Hubei, Jiangxi, Liaoning, Shaanxi, Shandong, Shanxi, Sichuan, Xinjiang, Xizang, Yunnan, Zhejiang), Japan, Kazakhstan, Korea, Mongolia, Pakistan, Russia, Tajikistan, Turkey, Uzbekistan.
It grows in fields, on roadsides at an altitude of 600-2800 m.
Papiers fabriqués depuis cette plante (11)
📍 Corée (8)
Noms vernaculaires (12)
🌐 Français (1)
🌐 Japonais (1)
- Hamataisei (ハマタイセイ )
Zones de production
Culture et usage
C’est une espèce cultivée très populaire dans toute la Chine dans la médicine traditionnelle. Les racines sont séchées et réduites en granules qui seront consommées sous forme d’infusions.
La plante est utilisée comme teinture pour les étoffes en particulier de coton mais surtout pour la teinture de la soie.
Li Shizen dans le « Bencao gangmu » ou «Compendium de Materia Medica », publié en 1590, distingue diverses sortes de plantes à indigo dont le Sunglan (Isatsis tinctoria), le Liaolan (Polygonum tinctorium), le Mulan (Indigofera tinctoria). La teinture est utilisée comme pied pour fabriquer des verts en combinaison avec Sophora japonica ou des noirs en combinaison avec le brou de noix (Juglans mandshurica Maxim., Juglans Regia L.).
Mode de préparation
Les semis ont lieu soit en mars, soit en octobre. La récolte peut se faire à plusieurs reprises dans l’année à partir de juin. La feuille est à maturité quand elle commence à flétrir, à jaunir ou à tourner au violet.
Méthode de la fécule d’indigo: Après la récolte les feuilles sont laissées à sécher puis les pieds sont mis à fermenter dans une cuve recouverte d’une petite couche d’eau. La fermentation bactérienne dans la cuve est maintenue à un taux alcalin fixe grâce à l’addition de chaux de coquillage.
Elle peut durer jusqu’à 20 heures selon la température ambiante. Le liquide est alors recueilli et filtré. Il est battu afin de lui faire absorber de l’oxygène et l’oxyder. La précipitation se fait en ajoutant un alcalin (chaux ou lessive de cendres). Le dépôt est rincé, bouilli puis filtré ; on parle de fécule d’indigo. Le dépôt au lieu d’être façonné en pains, est conservé sous forme de boue. Il est commercialisé sous cette forme.
Culture et usage
Les plantes à indigo utilisées au japon sont Indigofera tinctorium, Strobilanthes flaccidifolia, Isatis tinctoria et Polygonum tinctorium. Ce dernier est le plus fréquemment utilisé au japon.
L’usage d’Isatis tinctoria est très ancien chez les Ainous, antérieur à l’utilisation de la renouée (Polygonum tinctorium).
Pour obtenir un papier bleu clair il est possible de teindre la pâte dans la cuve. Pour obtenir un bleu intense, la feuille de papier est teintée par trempage dans un bain de teinture.
Les papiers bleus sont utilisés pour la couverture des livres.
Introduction papier
Suffixes kami, gami, shi = papier.
Au Japon les papiers de kozo sont les plus nombreux.
Au Japon les papiers de kozo sont les plus nombreux.
Mode de préparation
Les semailles ont lieu à l’automne. La cueillette des feuilles commence quand elles sont à leur maturité en juin. Elle est renouvelée tous les vingt jours.
Méthode des coques : Les feuilles sont placées dans un entrepôt où elles sont humidifiées et brassées régulièrement pendant une centaine de jours. Elles sont broyées, égouttées et façonnées en coques ou aidama qui sont mises à sécher.
Ces coques pour être ensuite utilisées, sont concassées et la fermentation est réactivée en ajoutant de l’eau tiède. Le colorant est directement extrait de la boule de feuilles (ce qui nécessite un filtrage).
Méthode de la fécule d’indigo : Après la récolte les feuilles sont laissées à sécher pendant deux jours : Les pieds sont mis à fermenter dans une cuve recouverte d’une petite couche d’eau. La fermentation peut durer jusqu’à 20 heures selon la température ambiante. Le liquide est alors recueilli et filtré. Il est battu afin de lui faire absorber de l’oxygène et l’oxyder. La précipitation se fait en ajoutant un alcalin (chaux ou lessive de cendres).
Le dépôt est rincé, bouilli puis filtré ; on parle de fécule d’indigo ; la pâte est ensuite façonnée en pains qui sont mis à sécher.
La teinture des papiers se fait de deux façons : teinture de la pâte à papier (sukizome) ou de la feuille (hitashizome par trempage).
Pour teindre du papier par trempage, les feuilles sont pincées une à une entre deux plaquettes de bois par le petit coté. Cela permet de garder la feuille plate pendant le trempage.
En général trois jarres de teinture sont préparées avec des concentrations décroissantes. Le papier est trempé dans la jarre de teinture la moins concentrée puis l’oxydation a lieu à l’air et on procède au trempage dans la jarre un peu plus concentrée. Après oxydation la feuille est trempée dans la jarre de forte concentration. L’opération peut être répétée plusieurs fois pour obtenir une couleur plus ou moins intense. La feuille est séchée en exposant sa surface à l’air ; la couleur change par oxydation.
Culture et usage
C’est une espèce cultivée. La teinture est utilisée comme pied pour fabriquer des verts.
Introduction papier
Suffixe ji = papier.
En Corée les papiers d’écorces de mûriers à papier sont les plus nombreux.
En Corée les papiers d’écorces de mûriers à papier sont les plus nombreux.
Mode de préparation
La teinture des papiers se fait de deux façons : teinture de la pâte à papier (Seonyeombeop) ou de la feuille par trempage, brossage ou pulvérisation (Huyeombeop ) ou par combinaison des deux méthodes (Honyeombeop). Le papier peut ensuite être martelé.
Aire d'utilisation
Chine, Corée, Japon.
Culture et usage
Le genre Isatis comprend 107 espèces en Europe et sur le pourtour méditerranéen, 72 espèces en Asie. Isatis tinctoria est une plante herbacée bisannuelle de 1m à 1m50 à tige ramifiée. Elle se développe mieux sur des terres riches ou de nature calcaire et ensoleillées.
Les fleurs sont petites, jaunes et poussent en grappes. La floraison a lieu de mai à juin. Les fruits noirs ont une forme ovale.
La plante permet plusieurs récoltes par année si le sol et l’exposition au soleil sont bons.
Son utilisation comme plante à teinture est très ancienne et très répandue dans le monde. Il existe des traces de son emploi depuis la préhistoire en Europe; sa culture remonte probablement à la très haute antiquité. L’Egypte fut un centre très ancien de teinture au pastel.
Les plantes à indigo représentent environ un millier d’espèces dans le monde. Isatis tinctoria est la plante à indigo qui a été la plus utilisée.
Les racines et les feuilles sont aussi utilisées à des fins médicales pour leurs propriétés cicatrisantes. L’huile tirée des graines sert dans l’industrie. La plante a également été utilisée comme plante fourragère. Au moyen orient, mélangée au henné, elle sert pour teindre les cheveux.
Les feuilles contiennent de l’isatan B, hétéroside incolore de l’indoxyline. Celui-ci, par hydrolyse acide ou enzymatique (fermentation) donne l’indoxyle incolore qui s’oxyde en dihydro-indigo (verdâtre) puis en indigotine (bleue).
La feuille contient également mais en beaucoup plus faible quantité un autre hétéroside capable de fournir de l’indoxyle : l’indican.
Les bleus servent de pied pour obtenir des verts et des violets (imitation de la pourpre).
Mode de préparation
La préparation de la teinture à partir de plantes à indigo s’effectue selon trois techniques principales : la méthode de teinture directe, la confection de coques et celle de fécule d’indigo. Il existe cependant de nombreuses variantes géographiques liées principalement aux ingrédients localement disponibles.