Sophora japonica L.
Anagyris chinensis Spreng.
Macrotropis foetida DC.
Ormosia esquirolii H. Lév.
Pongamia chinensis DC.
Robinia mitis Lour.
Sophora angustifoliola Q. Q. Liu & H. Y. Ye
Sophora japonica f. columnaris Schwer.
Sophora japonica f. hybrida Carrière
Sophora japonica f. oligophylla Franch.
Sophora japonica f. pendula Loudon
Sophora japonica var. praecox Schwer.
Sophora japonica var. pubescens (Tausch) Bosse
Sophora japonica f. variegata Nichols
Sophora japonica var. vestita Rehder
Sophora japonica var. violacea Carrière
Sophora mairei H. Lév.
Sophora pubescens Tausch
Sophora sinensis Forrest
Sophora vaniotii H. Lév.
Styphnolobium japonicum (L.) Schott
Aire de croissance
Originaire d’Asie orientale. Introduit ou cultivé partout ailleurs. Cultivé partout en Chine.
Chine, Corée, Japon.
Papiers fabriqués depuis cette plante (2)
📍 Corée (2)
Noms vernaculaires (12)
🌐 Français (1)
🌐 Japonais (1)
- Enju (えんじゅ)
Zones de production
Culture et usage
L’emploi en Chine de Sophora japonica comme teinture jaune est très ancien; des textiles teints avec Sophora japonica ont été mis au jour sur un site archéologiques du 12e siècle av. JC.
L’emploi da la plante est mentionné de nombreuses fois dans la littérature au cours des siècles. Sa culture est décrite dans le "Qimin yaoshu" ou "Principales techniques pour le bien-être du peuple", texte sur l’agriculture en dix volumes de Jia Sixie datant du milieu du 6e siècle. Son emploi est aussi mentionné dans le "Bencao shiyi" qui est un supplément à "Materia Medica" de Chen Cangqi datant du 8e siècle.
La couleur est couramment utilisée pour la teinture et la peinture au début de la dynastie Ming (1368-1644). Elle est mentionnée comme teinture pour le papier dans le "Zunsheng bajian" ou "Huit ordonnances pour suivre le sens de la vie" de Gao Lian qui date de 1591.
Ces papiers teintés étaient utilisés pour imiter les lingots d’or à la place des feuilles métalliques. Ces faux lingots étaient employés comme substituts à l’or pendant les cérémonies familiales dédiées aux ancêtres ou lors des fêtes ou des enterrements.
La préparation de la teinture est décrite dans le "Tiangong kaiwu" ou "Créations de la nature et du travail de l’homme", encyclopédie rédigée par Song Yingxing datant de 1634 ou 1637.
Dans la teinture des tissus, la couleur est utilisée comme pied pour fabriquer des verts en combinaison avec Isatis tinctoria.
Mode de préparation
Song Yingxing décrit la préparation dans le « Tiangong kaiwu » ou « Créations de la nature et du travail de l’homme » encyclopédie (datant de 1634 ou 1637) que des nattes de bambou sont placées sous les arbres pour recueillir les boutons au fur et à mesure qu’ils sont récoltés.
Ils sont récoltés avant qu’ils ne s’ouvrent c'est-à-dire en juin. Ils sont ensuite ébouillantés puis pressés sous forme de galettes pour les commercialiser. Ils sont vendus sous cette forme. Les fleurs épanouies sont aussi récoltées bien qu’elles contiennent seulement 20% de colorant. Elles sont saupoudrées de chaux puis séchées au soleil pour les conserver.
Culture et usage
Dans le passé les Japonais utilisaient son bois principalement pour les charpentes.
Au Japon le colorant est utilisé dans la teinture des tissus et également dans l’impression des estampes. Cette teinture était importée de Chine. L’extrait des boutons de fleurs, appelés Kaibei, est jaune pale et devient jaune intense quand on le mélange avec une lessive de cendres.
Mode de préparation
La teinture des papiers se fait de deux façons : teinture de la pâte à papier (sukizome) ou de la feuille (hitashizome par trempage ou hikizome par brossage).
Pour teindre du papier par trempage, les feuilles sont pincées une à une entre deux plaquettes de bois par le petit coté. Cela permet de garder la feuille plate pendant le trempage.
Introduction papier
Suffixe ji = papier.
En Corée les papiers d’écorces de mûriers à papier sont les plus nombreux.
En Corée les papiers d’écorces de mûriers à papier sont les plus nombreux.
Mode de préparation
Les boutons de fleurs sont récoltés avant leur éclosion. Ils sont laissés à gonfler pendant une journée avant la préparation des bains en trois infusions. Pour une teinture de très belle qualité, seule la première infusion est utilisée. La teinture des tissus peut se faire en contact direct dans le bain.
La teinture des papiers se fait de deux façons : teinture de la pâte à papier (Seonyeombeop) ou de la feuille par trempage, brossage ou pulvérisation (Huyeombeop ) ou par combinaison des deux méthodes (Honyeombeop). Le papier peut ensuite être martelé.
Aire d'utilisation
Chine, Corée, Japon.
Culture et usage
Sophora japonica est un arbre à branches tortueuses pouvant atteindre 15 à 20m de hauteur. Les fleurs en forme de papillons sont blanc-crème ou rose pale et forment des grappes parfumées. La floraison a lieu en juillet-août. Elles sont mellifères. Les fruits sont des gousses qui contiennent des graines noires. La floraison n'apparaît que chez les arbres de plus de vingt ans.
Il est rustique et peut supporter des températures basses en situation abritée. Cependant il prospère mieux dans un climat doux avec une exposition ensoleillée. Il aime les sols frais, drainés et peu calcaires.
L’arbre doit son nom au fait qu’il est traditionnellement planté à proximité des pagodes en Asie. Son usage est surtout ornemental dans les jardins ou sous forme de bonsaïs. Il est aussi utilisé comme bois de construction.
Le Sophora japonica appartient aux cinquante plantes fondamentales de la médecine chinoise. Les boutons sont utilisés dans la pharmacopée chinoise comme antihémorragiques. Les fleurs étaient également employées dans la confection de produits cosmétiques.
Les boutons de la fleur contiennent un colorant, la rutine qui est un flavonol. Il est utilisé pour teindre textiles et papiers. Les couleurs varient du jaune au brun selon le type de mordançage.