Phyllostachys edulis (Carrière) J. Houz.
Bambusa heterocycla Carrière
Bambusa pubescens Carrière
Phyllostachys edulis var. heteroclada (Carrière) Makino
Phyllostachys heterocycla (Carrière) Mitford
Phyllostachys heterocycla (Carrière) S. Matsum.
Phyllostachys heterocycla var. pubescens (Mazel ex J. Houz.) Ohwi
Phyllostachys pubescens (Carrière) Mazel ex J. Houz.
Phyllostachys pubescens Mazel ex J. Houz.
Phyllostachys pubescens var. heteroclada (Carrière) J. Houz.
Sinoarundinaria edulis (Carrière) Ohwi ex Mayeb.
Aire de croissance
La majeure partie des espèces de bambous est originaire d'Asie, la plupart se trouvant en Asie du Sud-Est, région chaude et humide. On les trouve à des altitudes variables, jusqu'à 3000 m dans l'Himalaya.
Chine (Anhui, Fujian Guangdong, Guangxi, Guizhou, Henan, Hubei, Hunan, Jiangsu, Jiangxi, Shaanxi, Sichuan, Yunnan, Zhejiang), Taiwan.
Phyllostachys edulis est une espèce introduite en Corée, au Japon, Philippines et Vietnam.
Phyllostachys edulis pousse sur les pentes de la montagne en dessous de 1600 m ou plus.
Synonymes POWO (80)
- Phyllostachys heterocycla f. luteosulcata (T.H.Wen) T.H.Wen heterotypique (POWO)
- Phyllostachys edulis f. lutea (T.H.Wen) Ohrnb. heterotypique (POWO)
- Sinarundinaria pubescens f. nabeshimana Muroi heterotypique (POWO)
- Phyllostachys heterocycla f. nabeshimana (Muroi) Muroi heterotypique (POWO)
- Phyllostachys edulis f. obtusangula (S.Y.Wang) Ohrnb. heterotypique (POWO)
- Phyllostachys heterocycla f. viridosulcata (T.H.Wen) T.H.Wen heterotypique (POWO)
- Phyllostachys heterocycla f. gracilis Ohrnb. heterotypique (POWO)
- Phyllostachys heterocycla f. obliquinoda Z.P.Wang & N.X.Ma heterotypique (POWO)
- Phyllostachys heterocycla f. bicolor (Nakai) Muroi & Kasahara heterotypique (POWO)
- Bambusa edulis Carrière homotopique (POWO)
Papiers fabriqués depuis cette plante (24)
📍 Chine (8)
Noms vernaculaires (12)
🌐 Anglais (4)
🌐 Chinois (1)
- Mao zhu (毛竹 )
🌐 Coréen (1)
- Maengjongiuk (맹종죽)
🌐 Français (4)
Zones de production
Aire d'utilisation
Fujian, (Comté de Naping), Guangdong, Jiangsu, Jiangxi (préfecture de Guangxin), Sichuan (comté de Jiangan), Yunnan (Dehong, Honghe, Simao, Linchang, Luoping, Wenshan, Xishuangbanna, Zhaotong), Zhejiang (comtés de Taishun, Fuyang).
Culture et usage
La culture du bambou existe en Chine depuis plus de 7000 ans ; elle est profondément enracinée dans la culture et la vie quotidienne des Chinois. Les bambous ont toujours servis à fabriquer toutes sortes d’objets de la vie quotidienne et avant l'invention du papier, ils étaient les supports les plus importants pour l'écriture pendant environ 800 an . Les premiers pinceaux étaient aussi fabriqués à partir de bambou.
Le bambou est cultivé partout en Chine sauf dans l’extrême nord mais dans le passé il poussait jusqu’aux provinces longeant le fleuve jaune (Huang He); sa culture s’est déplacée vers le sud à cause de la déforestation.
Les espèces de bambous recensés dans la fabrication du papier varient selon les auteurs. Pan Jixing en recense 4 genres : Phyllostachys edulis, Phyllostachys nigra (Lodd.ex Lindl.) Munro, Pleioblastus amarus Keng et Dendrocalamus affinis Rendle.
Mais on cite également les genres : Drepanostachyum falcatum (Nees) Keng, Indosasa McClure, Melocanna bambusoides Trinius, Phyllostachys aurea Carr. ex M. Riv & C.Riv, Phyllostachys heteroclada Oliv., Semiarundinaria densiflora Rendle T.H. Wen et Schizostachyum Nees.
Les tous premiers papiers de bambous auraient été fabriqués dès les 5e – 6e siècle. Le bambou devient la source majeure de fibres pour le papier à partir de la seconde moitié du 8e siècle sous la dynastie Tang.
Au début, c’est un substitut du chanvre, première matière textile, et du rotin qui est complètement épuisé à la fin de la dynastie Tang (618-907). Il est abondant et bon marché car il pousse rapidement. Sous les Tang, période féodale marquée par une très forte stabilité politique, un fort développement culturel et une grande prospérité économique, les besoins en papier pour la rédaction de documents augmentent.
L’utilisation du bambou démarre au Guangdong où il pousse en abondance grâce à un climat chaud et humide. La méthode s’étend au Zhejiang et au Jiangsu pendant la dynastie Song (960-1279). En effet, c’est sous les Song qu’est inventée l’imprimerie à caractères mobiles accélérant le développement de l’industrie papetière.
Cependant il semble qu’alors, la fabrication n’en soit qu’au stade initial et le résultat imparfait.
Divers témoignages écrits montrent que si le papier de bambou a été inventé à la fin du 8e siècle, il ne devient populaire, surtout auprès des artistes, qu’à la fin du 12e siècle, début 13e siècle.
C’est sous la dynastie Ming (1368 – 1644) que la technique de fabrication des papiers à partir de bambous va se perfectionner. Une description détaillée est donnée dans le "Tian Gong Kai Wu" ou "Créations de la nature et du travail de l’homme" (ouvrage du 17e siècle de Song Yingxing), où un long chapitre est consacré à la la fabrication du papier avec du bambou.
La fabrication du papier de bambou est restée plus ou moins la même jusqu’à présent. Dans les années 1950 la production de papier artisanal de bambou était d’environ 120.000 tonnes.
Introduction papier
Suffixes zhi or chih = papier.
En Chine, à la différence de la Corée et du Japon, les papiers de fibres de mûrier à papier ne sont pas prédominants, la production de papier de fibre de bambou étant la plus importante.
Mode de préparation
La récolte a lieu lorsque le bambou commence à bourgeonner. Feuilles et bourgeons sont éliminés et les tiges de bambous sont coupées à une longueur de 1m50 à 2m. L’écorce verte est ensuite éliminée après ou non passage dans un bain d’eau (l’opération s’appelle « tuer le vert »). Les morceaux de bambous sont découpés sur leur longueur et rassemblés en fagots de 25 kg. Les fagots sont alors immergés dans l’eau pendant une semaine puis découpés en bottes de 50cm. Ces bottes sont immergées dans des fosses pleines de chaux pendant 1 ou 2 mois. Les bambous sont ensuite rincés à l’eau claire pour éliminer toute la chaux ; ce rinçage dure 10 jours environ.
Les bottes sont ensuite mises à bouillir dans l’eau pendant 5 jours pour les ramollir, puis arrosées d’urine et laissées à fermenter pendant 15 jours. Les bottes sont ensuite replacées dans les fosses remplies d’eau et retirées au fur et à mesure des besoins mais en général pas avant six mois.
Une autre technique consiste à cuire le bambou dans une solution alcaline de cendres ou d’eau de chaux pendant 4 ou 5 jours ; l’opération permet d’éliminer les substances incrustantes et également de blanchir les fibres.
Pour obtenir la pâte, avant fabrication de la feuille, un premier raffinage est effectué dans une meule en pierre jusqu’à obtention d’une consistance argileuse. Autrefois on utilisait un marteau à bascule. Actuellement la pâte obtenue est versée dans une sorte de pile de type pile hollandaise sans roue où elle défile ; cette opération permet l’élimination des gros morceaux qui surnagent.
La pâte est ensuite versée dans la cuve, délayée dans l’eau et on lui adjoint un mucilage qui servira d’agent de formation de la feuille. La nature de la plante qui fournit ce mucilage varie selon les régions.
Les feuilles sont formées en une seule plongée sur des formes à papier mobiles. Les feuilles sont placées en pile avec un fil intercalaire. A la fin de la journée, la pile de feuilles est placée sous une planche recouverte d’une charge ou dans une presse à levier.
Le lendemain on procède au séchage : les feuilles sont détachées de la pile et brossées à la surface d’une paroi verticale d’un double mur de briques chauffé comme un four ; elles peuvent aussi être brossées sur une planche ou posées sur le sol.
Le papier peut être ou non encollé avec de la colle de farine de blé ou de riz : la colle est brossée sur les deux faces avec une brosse large. L’opération peut se faire au moment du séchage.
Aire d'utilisation
Chubu (Préfecture d'Ishikawa), Kanto (Préfecture de Tokyo), Kyushu, (Préfecture de Kagoshima).
Culture et usage
Le bambou est également très abondant au Japon où il sert comme en Chine, à la fabrication d’un grand nombre d’objets d’artisanat, ou dans la pharmacopée ou encore comme nourriture.
Il n’a pas été utilisé pour faire du papier mais le papier de bambou a été importé au Japon.
Il est actuellement utilisé en mélange avec d’autres fibres comme les fibres de mûrier ou d’autres fibres libériennes, afin d’éviter la diffusion de l’encre dans la feuille. Ces papiers sont donc destinés à la calligraphie ; ils ont une couleur crème soutenue qui est appréciée car elle rappelle la couleur des papiers anciens. Les papiers sont appelés watoshi ou toshi et sont une imitation de papier chinois. La fabrication commence à la fin du 18e siècle dans la préfecture de kagoshima, développée par un papetier qui avait étudié la technique en Chine. Tokyo en démarre la production en 1806 et va dominer le marché aux dépens de la production de l’ancienne province de Satsuma (préfecture de Kagoshima).
Introduction papier
Suffixes kami, gami, shi = papier.
Au Japon les papiers de kozo sont les plus nombreux.
Mode de préparation
Les bambous sont coupés quand les feuilles commencent à pousser. L’écorce et les nœuds sont éliminés. Les fibres sont écrasées au maillet et séchées à l’ombre.
Culture et usage
En Corée le papier de bambou est fabriqué à partir de la période Joseon (1392-1910) quand la matière papetière principale (broussonetia kazinoki) fait défaut. Le bambou est alors utilisé comme fibres de complément.
Le papier est fabriqué à partir des feuilles de bambou ou en mélange avec des écorces de mûrier à papier. C’est un papier ordinaire pour usage quotidien.
Introduction papier
Suffixe ji = papier.
En Corée les papiers d’écorces de mûriers à papier sont les plus nombreux.
Aire d'utilisation
Chine, Corée, Japon.
Culture et usage
Les bambous comptent 80 genres et plus de 1200 espèces dont 300 en Chine. Ce sont des herbes vivaces qui poussent en grosses touffes et se multiplient par leurs rhizomes d’où partent des tiges creuses lignifiées ponctuées de nœuds. Ils peuvent atteindre 30 à 40m de haut. La floraison est aléatoire : ils fleurissent tard et à des âges différents selon les espèces puis ils meurent.
Les bambous abondent dans toute l’Asie où ils sont profondément ancrés dans les cultures. Outre la fabrication de toutes sortes d’objets de la vie quotidienne, les jeunes bambous sont comestibles et certains bambous sont également utilisés en phytothérapie.
Phyllostachys edulis résiste à de basses températures, jusqu’à – 20°C et peut atteindre 30m de hauteur.
Il est très cultivé pour ses pousses comestibles.
Introduction papier
Suffixes zhi or chih = papier.
En Chine, à la différence de la Corée et du Japon, les papiers de fibres de mûrier à papier ne sont pas prédominants, la production de papier de fibre de bambou étant la plus importante.
Mode de préparation
La culture des bambous se fait par bouturage d'un morceau de rhizome d’un bambou de quatre ans environ. La plantation a lieu entre mars et avril ou entre août et septembre.
Statut géographique attesté (8)
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Chine
Indigène
Aire native POWO : Chine centrale et méridionale ("Central & S. China") — précisément Chine nord-centrale, sud-centrale et sud-est selon la liste structurée TDWG. Espèce la plus importante du corpus Khartasia : 24 papiers en dépendent (Jiajiang, Zhubanqiao, Xianglong, et d'autres).Source : Phyllostachys edulis (Carrière) J.Houz. — Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew (aire native : Central & S. China, Taiwan ; introduit au Japon, Corée, Brésil, Cambodge, Géorgie, Nansei-shoto, Philippines, Caroline du Sud, Vietnam)
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Taïwan
Indigène
Taïwan fait partie de l'aire native POWO ("Central & S. China, Taiwan") — absent de la fiche existante ("Chine, Corée, Japon" seulement), qui omettait cette partie de l'aire native tout en incluant deux zones qui n'en font pas partie.Source : Phyllostachys edulis (Carrière) J.Houz. — Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew (aire native : Central & S. China, Taiwan ; introduit au Japon, Corée, Brésil, Cambodge, Géorgie, Nansei-shoto, Philippines, Caroline du Sud, Vietnam)
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Japon
Naturalisé
Japon absent de l'aire native POWO — introduit depuis la Chine dans les années 1700 (Suzuki 1978, cité par Takano et al. 2017), et non vers 1890 comme une source antérieure mal interprétée le suggérait (1890 concernait l'introduction au Royaume-Uni, pas l'introduction initiale Chine→Japon). Aujourd'hui largement distribué du sud d'Hokkaidō à Kagoshima, avec une expansion documentée sous l'effet du réchauffement climatique (Takano et al. 2017).Source : Takano K.T. et al. (2017) — Detecting latitudinal and altitudinal expansion of invasive bamboo Phyllostachys edulis and P. bambusoides in Japan, Ecology and Evolution (PMC5723622) — introduction du moso au Japon dans les annees 1700 (citant Suzuki 1978)
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Corée
Introduit
Corée absente de l'aire native POWO — classée "Introduced into" (aux côtés de Japon, Nansei-shoto, Philippines, Vietnam, Cambodge et plusieurs territoires hors Asie).Source : Phyllostachys edulis (Carrière) J.Houz. — Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew (aire native : Central & S. China, Taiwan ; introduit au Japon, Corée, Brésil, Cambodge, Géorgie, Nansei-shoto, Philippines, Caroline du Sud, Vietnam)
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Vietnam
Introduit
Vietnam absent de l'aire native POWO — classé « Introduced into » sur la liste structurée TDWG.Source : Phyllostachys edulis (Carrière) J.Houz. — Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew (aire native : Central & S. China, Taiwan ; introduit au Japon, Corée, Brésil, Cambodge, Géorgie, Nansei-shoto, Philippines, Caroline du Sud, Vietnam)
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Cambodge
Introduit
Cambodge absent de l'aire native POWO — classé « Introduced into » sur la liste structurée TDWG.Source : Phyllostachys edulis (Carrière) J.Houz. — Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew (aire native : Central & S. China, Taiwan ; introduit au Japon, Corée, Brésil, Cambodge, Géorgie, Nansei-shoto, Philippines, Caroline du Sud, Vietnam)
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Brésil
Introduit
Brésil absent de l'aire native POWO — classé « Introduced into » sur la liste structurée TDWG.Source : Phyllostachys edulis (Carrière) J.Houz. — Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew (aire native : Central & S. China, Taiwan ; introduit au Japon, Corée, Brésil, Cambodge, Géorgie, Nansei-shoto, Philippines, Caroline du Sud, Vietnam)
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Philippines
Introduit
Philippines absent de l'aire native POWO — classé « Introduced into » sur la liste structurée TDWG.Source : Phyllostachys edulis (Carrière) J.Houz. — Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew (aire native : Central & S. China, Taiwan ; introduit au Japon, Corée, Brésil, Cambodge, Géorgie, Nansei-shoto, Philippines, Caroline du Sud, Vietnam)