Morus alba L.
Morus alba var. tatarica (L.) Ser.
Morus atropurpurea Roxb.
Morus indica L.
Morus intermedia Perr.
Morus multicaulis Perr.
Morus tatarica L.
Aire de croissance
Cultivated throughout the world. China (cultivated throughout China), India, Pakistan.
Found in disturbed areas, woodland margins, fencerows, dry to moist thickets; 0-1500 m.
Synonymes POWO (103)
- Morus venosa (Delile) Spach heterotypique (POWO)
- Morus alba var. atropurpurea (Roxb.) Bureau heterotypique (POWO)
- Morus alba subvar. tatarica (L.) Bureau heterotypique (POWO)
- Morus alba subvar. romana (Loudon) Bureau heterotypique (POWO)
- Morus alba var. colombassa Ser. heterotypique (POWO)
- Morus alba var. skeletoniana C.K.Schneid. heterotypique (POWO)
- Morus alba var. parvifolia Risso heterotypique (POWO)
- Morus alba var. nana Ser. heterotypique (POWO)
- Morus alba var. laciniata G.Kirchn. heterotypique (POWO)
- Morus bullata Balb. ex Loudon heterotypique (POWO)
Papiers fabriqués depuis cette plante (5)
📍 Corée (5)
Noms vernaculaires (15)
Zones de production
Aire d'utilisation
Jiangsu, Zheijiang.
Culture et usage
Il existe une confusion au sujet de la nature des divers arbustes fournissant des écorces dans la famille des Moracées. Les trois mots pour désigner les mûriers en Chine (Ku, Chou, Kou) ont été confondus car leur prononciation est très proche et l’aspect des arbustes est similaire. Les diverses sources chinoises prouvent que les écorces de Morus alba et de Broussonetia papyrifera ont été toutes les deux utilisées dans la confection des papiers.
L’écorce du mûrier blanc a une surface ridée, les fibres sont très longues et difficiles à séparer. La matière première est donc plus longue à préparer que celle provenant de Broussonetia papyrifera et Broussonetia kazinoki. C’est peut être la raison pour laquelle les écorces de ces derniers ont été plus utilisées.
Selon Pan Jixing, les fibres seraient utilisées dans la fabrication du papier depuis les Wei (220-265).
Le papier de mûrier blanc est très courant pour écrire sous les Jin (265-420) et les Tang (618-907). De nombreux manuscrits de Dunhuang étaient des papiers d’écorce de ch’u.
Dans l’histoire de la dynastie Ming (1368-1644), il est spécifié que le mûrier (sang pi) donne des fibres (sang jang), matériau verdâtre, pour faire le papier monnaie, C’est un papier épais et lisse produit au Zhejiang car il est utilisé par les producteurs de soie pour conserver les œufs de vers à soie.
Mode de préparation
La récolte a lieu au printemps. Les écorces sont directement arrachées du bois ou les branches sont mises en fagots pour l’étuvage. Le pelage des écorces s’effectue alors après étuvage ou cuisson dans de l’eau bouillante à l’intérieur d’une cuve fermée. Les écorces peuvent être ensuite soit séchées au soleil soit mises à fermenter. Dans le premier cas, elles seront débarrassées de leurs impuretés par une cuisson alcaline (lessive de cendres de paille de riz) qui peut durer plusieurs jours. Si le procédé de fermentation est utilisé, les écorces sont immergées dans l’eau pour fermenter pendant plusieurs jours. Elles sont ensuite rincées et l’écorce brune est grattée au couteau. Elles sont ensuite immergées dans un lait de chaux pendant plusieurs semaines. L’opération est suivie d’un nouveau rinçage.
Le blanchiment s’effectue par exposition au soleil des écorces avec arrosage d’eau pendant 7 à 11 semaines.
La pâte est ensuite écrasée selon diverses méthodes : dans un mortier avec un pilon ou avec un marteau à bascule (à pied ou à cames, mu par l’énergie hydraulique) ou battue sur une pierre avec des maillets ou des battoirs en bois ou encore écrasée sur une meule mue par un animal.
Avant la fabrication des feuilles, un agent dispersant est rajouté à la pâte et celle-ci est brassée.
La mise en feuille utilise plusieurs méthodes : le puisage en une seule ou plusieurs prises selon l’épaisseur souhaitée.
Les feuilles sont couchées en pile avant d’être mise en presse ou sous charge pendant une nuit.
Elles sont ensuite brossées sur un mur chauffé ou non pour être séchées.
Aire d'utilisation
Chubu (Prefectures de Nagano), Shikoku (Tokushima).
Culture et usage
La région autour de la ville d’Omachi (Préfecture de Nagano – Chubu) a été une grande région de production de papier de mûrier car elle était l’une des plus grandes zones d’élevage de vers à soie. Les papetiers fabriquaient des papiers de diverses sortes en lien avec la production séricicole (sacs pour la croissance des cocons, supports pour les œufs).
Il est utilisé en mélange avec le mûrier à papier durant les années où la récolte de ce dernier n’a pas été bonne.
Mode de préparation
La récolte commence quand les feuilles sont tombées en novembre, décembre. Les branches sont coupées en morceaux égaux d’un mètre de longueur pour constituer des fagots. Ces fagots seront placés dans une étuve pendant deux à trois heures pour faciliter le pelage des écorces.
L’écorce à ce stade est appelée « écorce noire » à cause de sa couche la plus externe qui doit être éliminée avant l’engrangement. Elle est grattée à l’aide d’une lame de couteau.
L’écorce est ensuite rincée puis mise à sécher sur râtelier. L’écorce est à maturité pour préparer le papier après deux ou trois ans de stockage.
Avant la cuisson les écorces peuvent être blanchies : elles sont exposées au soleil dans l’eau froide d’un cours d’eau ou sur la neige. La cuisson dans une lessive alcaline permet d’éliminer lignine, pectines, cires et gommes qui gêneraient la séparation des fibres au moment du battage. Les lessives sont soit à base de cendres de bois soit des réactifs alcalins (soude ou chaux). La cuisson dure en moyenne deux heures mais la durée varie en fonction de l’âge de l’écorce et de l’alcali utilisé. Après la cuisson les écorces sont rincées pour éliminer les résidus de lessive.
L’élimination des impuretés dures ou colorées est effectuée à la main dans l’eau froide
La pâte est ensuite battue manuellement avec maillets ou gourdins, ou en pile hollandaise à la japonaise, la naginata.
La pâte est versée dans une cuve en bois déjà remplie d’eau, puis l’agent dispersant est rajouté à la pâte qui est brassée à l’aide d’un râteau.
Deux méthodes sont utilisées pour former la feuille: nagashizuki ou tamezuki. Le tamezuki consiste à prélever en une seule fois la quantité de pâte nécessaire pour former la feuille. Le nagashizuki consiste à superposer des couches de fibres par prélèvements successifs jusqu’à obtention de l’épaisseur désirée.
Les feuilles sont couchées une à une sur une planche munie de repères de calage, avec ou sans intercalaire (fils, tiges) permettant une meilleure séparation après pressage. Le pressage est effectué en plaçant la pile de feuilles sous charge ou dans une presse à levier. Le pressage est effectué à la fin de la journée de travail ; il dure généralement une nuit
Pour les faire sécher, les feuilles sont brossées sur des planches de bois qui seront placées en extérieur ou en intérieur. Actuellement on utilise aussi les plaques métalliques chauffantes
En dernier lieu, les feuilles seront triées et généralement rognées au couteau en utilisant un gabarit.
Culture et usage
Les écorces sont utilisées en mélange avec les fibres du mûrier à papier pendant la période Joseon (1392-1910).
Les racines sont utilisées comme teinture jaune.
Introduction papier
Suffixe ji = papier.
En Corée les papiers d’écorces de mûriers à papier sont les plus nombreux.
Aire d'utilisation
Chine, Corée, Japon.
Culture et usage
Morus alba est un arbre à feuillage caduque (persistant dans certaines régions tropicales) qui peut atteindre 20 mètres de hauteur. Sa croissance est rapide lorsque l’arbre et jeune puis elle ralentit. Il se multiplie par bouturage. La floraison a lieu du printemps à l’été. Assez rustique, il supporte la sécheresse.
Il produit un latex et ses fruits sont comestibles.
Les fruits, les racines et l’écorce de Morus alba sont utilisés dans la médecine traditionnelle ; l’écorce des racines a des propriétés vermifuges.
Les racines, feuilles et écorce sont utilisées pour la teinture. Les feuilles contiennent du rutoside (flavonols) ; le bois et l’écorce contiennent diverses flavones (mulberrol, mulberrochromène, cyclomulberrol etc.).
L’écorce fournit des fibres papetières et textiles.
Morus alba a été très largement cultivé depuis l’Inde, l’Afghanistan et l’Iran jusqu’en Europe du sud pour servir de nourriture aux vers à soie depuis un millier d’années. Il est actuellement cultivé partout dans le monde.
Endémique à l’origine dans le nord de la Chine, il est actuellement cultivé partout en Chine. L’arbre est planté traditionnellement pour la culture du ver à soie surtout dans les provinces du Jiansu et du Zhejiang. Cette culture a commencé en Chine il y a plus de quatre mille ans.
Statut géographique attesté (3)
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Chine
Indigène
Aire native POWO strictement limitée à la Chine centrale ("China North-Central, China South-Central"). Cultivé pour la sériciculture depuis au moins 2600 av. J.-C.Source : Morus alba L. — Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew (aire native : Central China seulement ; introduite dans des dizaines de territoires sur plusieurs continents)
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Japon
Introduit
Japon absent de l'aire native POWO, restreinte à la Chine centrale. Diffusion culturale ancienne (sériciculture) dans toute l'Asie tempérée, cohérent avec le statut « introduit » plutôt qu'indigène.Source : Morus alba L. — Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew (aire native : Central China seulement ; introduite dans des dizaines de territoires sur plusieurs continents)
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Corée
Introduit
Corée absent de l'aire native POWO, restreinte à la Chine centrale. Diffusion culturale ancienne (sériciculture) dans toute l'Asie tempérée, cohérent avec le statut « introduit » plutôt qu'indigène.Source : Morus alba L. — Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew (aire native : Central China seulement ; introduite dans des dizaines de territoires sur plusieurs continents)