Lithospermum erythrorhizon Siebold & Zucc.
Lithospermum officinale L. var. erythrorhizon (Siebold & Zucc.) Maxim.
Aire de croissance
China (South East Gansu, North Guangxi, Guizhou, Hebei, Henan, Hubei, Hunan, Jiangxi, Liaoning, Shaanxi, Shandong, Shanxi, Sichuan), Japan, Korea, Eastern Russia.
Synonymes POWO (5)
- Lithospermum officinale subsp. erythrorhizon (Siebold & Zucc.) Hand.-Mazz. homotopique (POWO)
- Lithospermum arvense Thunb. heterotypique (POWO)
- Lithospermum officinale var. erythrorhizon (Siebold & Zucc.) Maxim. homotopique (POWO)
- Lithospermum murasaki Siebold heterotypique (POWO)
- Lithospermum officinale var. japonicum Miq. heterotypique (POWO)
Papiers fabriqués depuis cette plante (8)
📍 Corée (5)
📍 Japon (3)
Noms vernaculaires (7)
🌐 Anglais (3)
🌐 Chinois (1)
- Zi cao (紫草 )
🌐 Coréen (1)
- Jichi (지치 )
🌐 Français (1)
🌐 Japonais (1)
- Murasaki (紫草)
Zones de production
Culture et usage
C’est l’une des plus anciennes plantes à teinture de Chine. Son emploi est cité dans le «Qimin yaoshu» ou «Principales techniques pour le bien-être du peuple» de Jia Sixie, traité d’agriculture en dix volumes datant du 6e siècle.
C’est une teinture considérée comme un matériau précieux.
Culture et usage
Ce colorant violet est utilisé dans la teinture des tissus et également dans l’impression des estampes.
La plante est devenue très rare. Elle est cultivée dans les régions d’Iwate et Kyoto.
La plante est cultivée depuis l’époque Nara (710-794) pour ses propriétés tinctoriales et aussi médicinales. Son emploi comme teinture pendant cette même époque est réservé aux membres de la famille royale et aux officiels de la cour ; ces restrictions perdurent pendant la période Heian (794-1185), avec une loi qui limite l’emploi de la teinture aux vêtements de l’impératrice et de ses suivantes.
Elle est si célèbre au 19e siècle qu’en occident on la nomme violet de Tokyo.
Introduction papier
Suffixes kami, gami, shi = papier.
Au Japon les papiers de kozo sont les plus nombreux.
Au Japon les papiers de kozo sont les plus nombreux.
Mode de préparation
Le colorant nécessite un laborieux processus de malaxage à plusieurs reprises des racines dans l'eau chaude pour libérer la couleur. Les racines une fois écrasées, on ajoute de l’eau chaude additionnée de vinaigre de riz. La température ne doit pas dépasser 60°C.
La couleur varie selon le mordant utilisé du violet profond (lessive de cendres de Camellia japonica L. ou de Symplocos chinensis Lour., riches en aluminium) à un violet grisé (alun).
La teinture des papiers peut se faire de deux façons : teinture de la pâte à papier (sukizome) ou de la feuille (hitashizome par trempage ou hikizome par brossage).
Pour teindre du papier par trempage, les feuilles sont pincées une à une entre deux plaquettes de bois par le petit coté. Cela permet de garder la feuille plate pendant le trempage.
Dans le cas de Lithospermum erythrorhizon , c’est la pâte qui est généralement teintée dans la cuve avant fabrication de la feuille.
La pâte préparée est pressée pour éliminer l’eau puis elle est placée dans le bain de teinture et brassée. Elle est retirée du bain, pressée et rincée avant d’être placée dans le bain de mordant, puis rincée avant d’être replacée dans le bain de teinture à nouveau. Ces bains successifs permettent d’obtenir une couleur plus profonde.
Culture et usage
Son utilisation semble très ancienne en Corée, sans doute depuis la période Goguryeo (37 av JC. – 668 ap JC.). C’est une teinture particulièrement prisée par la noblesse pendant la dynastie Joseon (1392-1910).
Le colorant est utilisé dans la teinture des tissus et des papiers.
Introduction papier
Suffixe ji = papier.
En Corée les papiers d’écorces de mûriers à papier sont les plus nombreux.
En Corée les papiers d’écorces de mûriers à papier sont les plus nombreux.
Mode de préparation
La racine découpée en petits morceaux est mise à chauffer dans de l’eau chaude à plusieurs reprises. Pour libérer la couleur, les racines demandent un laborieux processus de malaxage et d’infusion dans l'eau chaude. La couleur variera selon le mordant utilisé.
La teinture des papiers se fait de deux façons : teinture de la pâte à papier (Seonyeombeop) ou de la feuille par trempage, brossage ou pulvérisation (Huyeombeop ) ou par combinaison des deux méthodes (Honyeombeop). Le papier peut ensuite être martelé.
Aire d'utilisation
Chine, Corée, Japon.
Culture et usage
Plante herbacée vivace rhizomateuse, buissonnante qui peut atteindre 60cm à 1m de hauteur. La plante pousse au soleil ou en demi-ombre, dans les prairies non cultivées, les bois clairsemés, sur les pentes des collines. Elle préfère les sols humides.
La floraison a lieu de juin à septembre. Les fleurs sont blanches et regroupées en petits bouquets.
Les graines sont blanches, brillantes et dures comme la pierre d’où le nom de la plante.
Le colorant principal, la shikonine, est une naphtoquinone. Il se trouve dans l’écorce des racines.
La plante est utilisée dans l’antiquité égyptienne et gréco-romaine comme teinture et comme cosmétique. Son emploi perdure jusqu’au 19e siècle où elle disparait avec l’arrivée des colorants à l’aniline.
Les racines séchées de Listhospermum erythrorhizon sont utilisées dans la pharmacopée chinoise pour leurs propriétés antivirales, pour la préparation de crèmes pour les soins de la peau.
Mode de préparation
Les racines sont récoltées au printemps et en automne. Elles sont séchées pour être utilisées plus tard.
La shikonine étant peu soluble dans l’eau il faut écraser les racines et procéder à plusieurs infusions. L’extraction peut se faire aussi dans le vinaigre.