Broussonetia papyrifera (L.) L’Hér. ex Vent.
Morus papyrifera L.
Smithiodendron artocarpioideum Hu
Papyrius papyrifera (L.) Kuntze
Aire de croissance
Native to the Pacific region (Polynesia).
Native or cultivated in Burma, Cambodia, China (Anhui, Fujian, Gansu, Guangdong, Guangxi, Guizhou, Hainan, Hebei, Henan, Hubei, Hunan, Jiangsu, Jiangxi, Shaanxi, Shandong, Shanxi, Sichuan, South East Xizang/Tibet, Yunnan, Zhejiang), India (Sikkim), Japan, Korea, Laos, Malaysia, Thailand, Taiwan, Vietnam.
Grows in China until 2500m.
Synonymes POWO (37)
- Streblus cordatus Lour. heterotypique (POWO)
- Stenochasma ancolanum Miq. heterotypique (POWO)
- Broussonetia papyrifera f. lucida (Hatus.) T.B.Lee heterotypique (POWO)
- Broussonetia maculata Steud. heterotypique (POWO)
- Broussonetia kazi Siebold ex Blume heterotypique (POWO)
- Broussonetia kasii Dippel heterotypique (POWO)
- Broussonetia navicularis Lodd. ex Bureau heterotypique (POWO)
- Morus australis Poir. heterotypique (POWO)
- Trophis cordata (Lour.) Poir. heterotypique (POWO)
- Broussonetia nana Bureau heterotypique (POWO)
Papiers fabriqués depuis cette plante (110)
Noms vernaculaires (12)
🌐 Anglais (3)
🌐 Coréen (1)
- Kkujinamu (꾸지나무)
🌐 Français (2)
🌐 Japonais (1)
- Kozo (コウゾ)
🌐 Thai (1)
- Po sa (ปอสาไทย)
Zones de production
Aire d'utilisation
Anhui, Fujian, Gansu, Guangdong, Guangxi, Guizhou, Henan, Hainan, Hebei, Hubei, Hunan, Jiangsu, Jiangxi, Shanxi, Shaanxi, Shandong, Sichuan, sud est du Xizang (Tibet), Yunnan, Zhejiang.
Culture et usage
Le mûrier à papier dans le passé et jusqu’à présent pousse ou est cultivé dans toute la Chine. Il est récolté, cultivé ou vendu pour la fabrication d’étoffes très tôt, sous les Shang (-17e / -11e siècle).
L’utilisation des écorces de Broussonetia dans la fabrication du papier a sans doute pour origine la production très ancienne des étoffes d’écorce battue, en particulier dans les régions du sud et du sud-ouest.
La mention la plus ancienne de l’usage des écorces dans la fabrication de papier se trouve dans la biographie de Cai-Lun, dans le "Hou Han shu" ou "Histoire de la dynastie des Han postérieurs" par Fan Yeh datant du 5e siècle. L’usage semble donc en avoir commencé avec Cai Lun dès le 2e siècle.
Les papiers de mûriers sont déjà populaires sous les Jin (265-420) ; sous les Tang (618-907), ces papiers sont assez courants pour l’écriture. Les papiers destinés à la calligraphie et la peinture sous la dynastie Ming (1368-1644) sont souvent fabriqués à partir d’un mélange d’écorces et de bambou et parfois de paille.
A toutes les époques ils sont également utilisés pour la confection de papier monnaie, les vêtements, dans l’architecture intérieure, pour la reliure etc. A la fin de la dynastie Tang, on confectionne des armures en papier, légères et capables d’arrêter les flèches; elles seront utilisées jusque sous les Qing (1644-1911) par les tribus du sud, au Yunnan, Guizhou, Guangxi.
Introduction papier
Suffixes zhi ou chih = papier.
En Chine, à la différence de la Corée et du Japon, les papiers de fibres de mûrier à papier ne sont pas prédominants, la production de papier de fibres de bambou étant la plus importante.
Mode de préparation
La récolte a lieu au printemps. Les écorces sont directement arrachées du bois ou les branches sont mises en fagots pour l’étuvage. Le pelage des écorces s’effectue alors après étuvage ou cuisson dans de l’eau bouillante à l’intérieur d’une cuve fermée. Les écorces peuvent être ensuite soit séchées au soleil soit mises à fermenter. Dans le premier cas, elles seront débarrassées de leurs impuretés par une cuisson alcaline (lessive de cendres de paille de riz) qui peut durer plusieurs jours. Si le procédé de fermentation est utilisé, les écorces sont immergées dans l’eau pour fermenter pendant plusieurs jours. Elles sont ensuite rincées et l’écorce brune est grattée au couteau. Elles sont ensuite immergées dans un lait de chaux pendant plusieurs semaines. L’opération est suivie d’un nouveau rinçage.
Le blanchiment s’effectue par exposition au soleil des écorces avec arrosage à l’eau pendant 7 à 11 semaines.
La pâte est ensuite écrasée selon diverses méthodes : dans un mortier avec un pilon ou avec un marteau à bascule (à pied ou à cames, mu par l’énergie hydraulique) ou battue sur une pierre avec des maillets ou des battoirs en bois ou encore écrasée sur une meule mue par un animal.
Avant la fabrication des feuilles, un agent dispersant est rajouté à la pâte et celle-ci est brassée.
La mise en feuille utilise plusieurs méthodes : le puisage en une seule ou plusieurs prises selon l’épaisseur souhaitée.
Les feuilles sont couchées en pile avant d’être mise en presse ou sous charge pendant une nuit. Elles sont ensuite brossées sur un mur chauffé ou non pour être séchées.
Aire d'utilisation
Chūbu (Préfectures de Niigata,Toyama, Ishikawa,Fukui, Nagano, Gifu, Shizuoka, Aichi),Chūgoku (Préfecture de Shimane), Kansai (Préfectures de Kyoto, Hyogo, Nara), Kantō (Préfectures d'Ibaraki, Tochigi, Saitama), Kyūshū (Préfectures de Fukuoka, Kumamoto, Oita, Kagoshima), Shikoku (Préfectures de Tokushima, Ehime, Kochi), Tōhoku (Préfectures d'Iwate , Miyagi, Fukushim).
Culture et usage
Les papetiers cultivaient autrefois leurs propres champs de kozo (Broussonetia Papyrifera) mais actuellement à de rares exceptions, kozo ou kazinoki (Broussonetia Kazinoki) sont cultivés par des paysans en complément des cultures vivrières et sont vendus aux fabricants de papier. Cependant quelques papetiers se regroupent encore pour cultiver et récolter ensemble les écorces sur le lieu de fabrication du papier. Le papier est produit dans de très nombreuses régions du Japon.
Le kozo a été utilisé dès le début de la fabrication du papier. Les papiers les plus anciens au Japon (registres familiaux de familles de Mino - Gifu, Chikuzen – Fukuoka et Buzen – Oita) datant de 702, sont des papiers de kozo.
La première grande époque de production du papier au Japon couvre les périodes Nara (710-794) et Heian (794-1185). Durant ces périodes, le Japon est dominé par une bureaucratie sur le modèle chinois qui nécessite l’emploi d’une grande quantité de papier. La pratique de la copie de sûtras réclame également la production de papiers blancs de qualité. Le gouvernement encourage la création de papeteries mais celles-ci restent sous le contrôle des autorités locales. Les seigneurs locaux contrôlent la production car le papier est une denrée de prix qui sert d’impôt. Les premiers papiers sont fabriqués par la méthode du tamezuki jusqu’à la période Heian où s’impose la méthode du nagashizuki (cf. procédé de fabrication).
Les techniques s’améliorent pendant la période Heian et kozo et gampi (wikstroemia) vont prendre la place du chanvre. Le kozo tient la plus grande place car il est plus facile à travailler que le chanvre et il se cultive aisément partout; le gampi a un emploi plus limité car ne se cultivant pas, la récolte se limite aux arbustes sauvages.
La seconde grande époque va de la période Kamakura (1185-1333) jusqu’à la fin de la période Meiji (1868-1912). La demande en papier augmente beaucoup pendant la période féodale. La production augmente en quantité, qualité et variété. Durant la période Edo (1603-1868), le kozo est cultivé et employé dans la fabrication des papiers dans de nombreuses régions du Japon. Le papier change de statut, de tribut fiscal, il passe au rang de marchandise exportée vers les grandes villes. Ce commerce lucratif est sous le contrôle des clans de samouraïs.
Le papier de pur kozo (choshi) est utilisé pour la calligraphie, les documents officiels, l’imprimerie. Les papiers destinés à la calligraphie reçoivent un encollage afin d’éviter à l’encre de s’étaler et de paraître terne et plate. Actuellement les papiers pour la calligraphie peuvent contenir d’autres fibres comme du bambou ou de la paille de riz pour élargir la gamme des effets esthétiques à obtenir.
Dans les arts, les papiers de kozo servent de support à la peinture, à l’estampe, au montage des peintures en rouleaux, paravents ou portes coulissantes.
Ils sont très utilisés dans les maisons pour recouvrir fenêtres, portes coulissantes et murs ainsi que dans les divers artisanats où ils servent à la confection d’ombrelles, lanternes, éventails, tissus, jouets etc.
Enfin ils se retrouvent également dans les articles à usage religieux ou cérémoniel.
Ils sont aussi utilisés pour la confection d’étoffes : la feuille est directement employée après avoir été traitée pour la renforcer (kamiko) ou après fabrication de fils, l’étoffe étant obtenue par tissage souvent en mélange avec des fils textiles, soie, coton ou chanvre (shifu).
Introduction papier
Suffixes kami, gami, shi = papier.
Au Japon les papiers de kozo sont les plus nombreux.
Mode de préparation
La récolte commence quand les feuilles sont tombées en novembre, décembre. Les branches sont coupées en morceaux égaux d’un mètre de longueur pour constituer des fagots. Ces fagots seront placés dans une étuve pendant deux à trois heures pour faciliter le pelage des écorces.
L’écorce à ce stade est appelée « écorce noire » à cause de sa couche la plus externe qui doit être éliminée avant l’engrangement. Elle est grattée à l’aide d’une lame de couteau.
L’écorce est ensuite rincée puis mise à sécher sur un râtelier. L’écorce est à maturité pour préparer le papier après deux ou trois ans de stockage.
Avant la cuisson les écorces peuvent être blanchies : elles sont exposées au soleil dans l’eau froide d’un cours d’eau ou sur la neige. La cuisson dans une lessive alcaline permet d’éliminer lignine, pectines, cires et gommes qui gêneraient la séparation des fibres au moment du battage. Les lessives sont préparées soit à base de cendres de bois soit de réactifs alcalins (soude ou chaux). La cuisson dure en moyenne deux heures mais la durée varie en fonction de l’âge de l’écorce et de l’alcali utilisé. Après la cuisson les écorces sont rincées pour éliminer les résidus de lessive.
L’élimination des impuretés dures ou colorées est effectuée à la main dans l’eau froide
La pâte est ensuite battue manuellement avec maillets ou gourdins, ou en pile hollandaise à la japonaise, la naginata.
La pâte est versée dans une cuve en bois déjà remplie d’eau, puis un agent dispersant est rajouté à la pâte qui est brassée à l’aide d’un râteau.
Deux méthodes sont utilisées pour former la feuille: nagashizuki ou tamezuki. Le tamezuki consiste à prélever en une seule fois la quantité de pâte nécessaire pour former la feuille. Le nagashizuki consiste à superposer des couches de fibres par prélèvements successifs jusqu’à obtention de l’épaisseur désirée.
Les feuilles sont couchées une à une sur une planche munie de repères de calage, avec ou sans intercalaire (fils, tiges) permettant une meilleure séparation après pressage. Le pressage est effectué en plaçant la pile de feuilles sous charge ou dans une presse à levier à la fin de la journée de travail ; il dure généralement une nuit
Pour les faire sécher, les feuilles sont brossées sur des planches de bois qui seront placées en extérieur ou en intérieur. Actuellement on utilise aussi les plaques métalliques chauffantes.
En dernier lieu, les feuilles seront triées et généralement rognées au couteau en utilisant un gabarit.
Aire d'utilisation
Gyeonggi (Gapyeong, Mungyeong, Gyeongin, Yeongin), Gangwon (Wonju), Chungcheong (Danyang, Goesan), Gyeongsang (Andong, Chongsong, Uiryeong, Hamyang, Jinju), Jeolla (Imsil, Namwon, Jeonjiu).
Culture et usage
Le mot « dak » en coréen est un terme générique pour « mûrier à papier » ; Les deux espèces Broussonetia papyrifera et Broussonetia Kazinoki ont été hybridées très tôt et les deux noms « Daknamu (Broussonetia Kazinoki) et Kkujinamu (Broussonetia papyrifera) sont souvent confondus, le terme Daknamu étant le plus souvent employé mais pouvant désigner l’une ou l’autre des deux espèces. Il semble cependant que le Broussonetia Kazinoki soit le plus couramment utilisé.
L’arbuste poussait dans toute la Corée et sa culture a progressé avec le développement de l’industrie papetière.
Les fibres de dak semblent avoir été utilisées dès le début de la fabrication du papier entre les 2e et 4e siècles. La surface rugueuse des premiers papiers est aplanie grâce au martelage ou « dochim », pratique qui semble remontée au 8e siècle.
Durant la période Goryeo (918-1392) le gouvernement encourage le développement de l’industrie papetière et le bouddhisme introduit vers le 4e siècle, devient à cette période, la religion dominante ; les textes sacrés sont alors abondamment copiés puis imprimés. Le développement de l’imprimerie qui permet la publication de nombreux ouvrages, concourut là encore à la nécessité de produire plus de papier.
Le gouvernement Joseon (1392-1910) devant l’ampleur de la demande va encourager la diversification des matières premières. Progressivement des fibres de diverses natures seront mélangées aux fibres de dak et la qualité qui faisait la réputation du papier coréen au début de la période Joseon, décroît considérablement à partir du 16e siècle.
Les papiers de mûrier sont utilisés pour la calligraphie, les documents officiels, l’imprimerie. Dans les arts, ils servent de support à la peinture, à l’estampe, au montage des peintures en rouleaux, paravents ou portes coulissantes. Ils sont très utilisés dans les maisons pour recouvrir fenêtres, portes coulissantes, murs et sols ainsi que dans les divers artisanats où ils servent à la confection d’objets à usage domestique, boites, jarres, ombrelles, lanternes, éventails, tissus, jouets etc. Enfin ils se retrouvent également dans les articles à usage religieux ou cérémoniel.
Introduction papier
Suffixe ji = papier.
En Corée les papiers d’écorces de mûriers à papier sont les plus nombreux.
Mode de préparation
La récolte a lieu entre novembre et février. Les arbustes d’un an sont choisis de préférence pour leurs fibres tendres. Les branches sont coupées à une longueur d’environ 1m20 ; pour faciliter le pelage des écorces, les fagots sont couchés dans un chaudron métallique rempli d’eau où ils sont recouverts d’une toile grossière épaisse qui permet de retenir la vapeur. Le dispositif est chauffé pendant 5 à 7 heures.
Après étuvage les écorces peuvent être directement séparées du bois puis mises à sécher au soleil.
L’écorce est appelée à ce stade « écorce noire » à cause de sa couche la plus externe qui doit être éliminée. Elle est grattée à l’aide d’une lame de couteau.
L’écorce blanche est laissée à tremper pendant toute une journée pour faciliter l’élimination des éléments solubles et la pénétration dans les fibres de la solution alcaline. Puis les écorces sont coupées et réunies en paquets pour la cuisson alcaline. Les écorces sont placées dans un baquet contenant une lessive caustique pour bouillir pendant trois à quatre heures. Cette opération permet d’éliminer la lignine et les matières incrustantes (pectines, amidons). Les lessives sont préparées soit à base de cendres de bois soit de réactifs alcalins (soude, chaux ou carbonate de sodium). Après cuisson, les écorces sont rincées dans l’eau courante pendant une demi-journée afin d’éliminer lessive et substances dissoutes.
Pour blanchir les écorces, leur immersion dans l’eau courante se prolonge pendant plusieurs jours afin de les exposer au soleil.
L’élimination des impuretés dures ou colorées est effectuée à la main dans l’eau froide
La pâte est ensuite écrasée selon diverses méthodes : à l’aide d’un long gourdin sur une pierre plate ou sur une planche de bois dur, d’un battoir vertical et plus récemment en pile hollandaise japonaise appelée naginata.
Pour procéder à la mise en feuille, la cuve est tout d’abord remplie d’eau puis la pâte est versée dans le cuvier. Un agent dispersant est rajouté à la pâte qui est brassée.
Les méthodes utilisées s’appellent webal, ssangbal et jangpanji.
Dans la méthode du Webal, la feuille est formée en général de deux couches. Elle est couchée sur une planche en bois : soit la feuille est déposée seule, soit une seconde feuille est déposée à sa surface, tête-bêche pour ne former qu’une seule feuille.
La méthode du Ssangbal est dérivée du nagashizuki japonais qui réapparait après 1900 (la méthode avait été importée au début du 15e siècle quand la production devait être accélérée).
Dans le Jangpanji, qui est utilisé pour la fabrication des feuilles de grand format, la forme est maintenue par deux personnes à chaque grande extrémité. La feuille est formée par couches successives de pâte.
Dans tous les cas, les feuilles sont couchées à l’aide du tamis mobile en une pile ; elles sont séparées ou non par un élément intercalaire (fils, tiges) qui facilitera la séparation après le pressage. Avant de soulever le tamis, le tas de feuilles est pressé à l’aide d’un rouleau de bois afin d’éliminer les bulles d’air. Le pressage est réalisé sous charge ou dans une presse à levier. L’égouttage se fait lentement (12 heures). Pour être séchées, les feuilles sont brossées sur une surface lisse : planche de bois, sur le sol en papier huilé, chauffé, sur des plaques métalliques chauffées à la vapeur.
Le calandrage ou Dochim est l’étape qui rend le papier plus compact, moins poreux et qui lui donne une surface lisse. Les feuilles sont ré humidifiées en petits paquets d’une dizaine puis sont martelées sur une pierre plate à l’aide d’un maillet à pied.
Aire d'utilisation
Chine, Corée, Japon, Thaïlande.
Culture et usage
Les Brousonnetias forment l’un des genres de la famille des moracées qui comprend plusieurs espèces dont les principales sont le B. papyrifera, le B. kazinoki, le B. kaempferi, le B. kurzii.
Brousonnetia papyrifera est un arbuste à feuilles caduques qui pousse à l’état sauvage mais peut être cultivé; il peut atteindre 15m de hauteur. L’espèce est dioïque. Les fruits sont comestibles. Il pousse aussi bien en terrain plat, ce qui permet une récolte facile, qu’à flanc de colline, où les terrains sont moins prisés pour les autres cultures. Il s’accommode aussi bien des terres sèches que des terrains humides.
Sa culture est assez facile mais celle du Brousonnetia kazinoki étant plus simple, les deux espèces sont souvent plantées en mélange dans les champs. Les arbustes cultivés donnent de meilleures fibres que les arbustes sauvages ; celles-ci sont épaisses, longues et résistantes. La croissance est lente, cependant la récolte peut avoir lieu chaque année.
Les arbustes fournissent des écorces utilisées depuis toujours en Asie de l’est et dans l’arc pacifique. Elles sont principalement employées dans la fabrication du papier, mais aussi en médecine traditionnelle comme le sont les feuilles et les fruits de l’arbuste.
Introduction papier
Suffixes zhi ou chih = papier.
En Chine, à la différence de la Corée et du Japon, les papiers de fibres de mûrier à papier ne sont pas prédominants, la production de papier de fibres de bambou étant la plus importante.
Aire d'utilisation
Chiangmai
Culture et usage
En Thaïlande, l’utilisation du broussonetia a démarré avec l’occupation japonaise (à cause d’une demande grandissante de papier de leur part) durant la seconde guerre mondiale. Il a remplacé le Streblus asper (Khoi), fibre traditionnellement utilisée en Thaïlande, qui manquait alors que le Broussonetia était abondant dans le nord de la Thaïlande.
Introduction papier
Les papiers de fibres de mûrier à papier sont une production moderne en Thailande.
Mode de préparation
La récolte a lieu quand l’arbuste a atteint une certaine maturité. Les écorces sont pelées directement des branches. Elles sont tout d’abord placées dans l’eau claire durant une journée pour les ramollir. Puis elles sont mises à bouillir dans de l’eau de chaux ou une lessive de cendres de bois pendant 5 heures. Cette cuisson est suivie d’un rinçage. L’élimination des impuretés s’effectue à la main. Le raffinage est réalisé manuellement à l’aide de maillets en bois sur une table en bois ou en pile hollandaise japonaise (naginata).
La forme utilisée pour la mise en feuille est fixe; c’est une toile de coton tendue sur des montants de bois. Deux méthodes sont utilisées pour former la feuille: la forme est plongée et agitée pour permettre la répartition de la pâte; la forme est mise à flotter à la surface de la cuve et la pâte mesurée en quantité voulue et diluée dans un récipient est versée sur la forme pour être répartie de manière homogène, à la main.
Pour le séchage, la forme est posée en oblique au soleil. Après séchage complet la feuille sera pelée de la toile.
Statut géographique attesté (3)
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Chine
Indigène
Chine incluse dans l'aire native POWO ("India to Korea and Indo-China"). Confirmé par une étude 2023 (PMC10669469) : largement distribué dans 21 provinces chinoises.Source : Broussonetia papyrifera (L.) L'Hér. ex Vent. — Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew (powo.science.kew.org)
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Corée
Indigène
Corée incluse dans l'aire native POWO ("India to Korea and Indo-China").Source : Broussonetia papyrifera (L.) L'Hér. ex Vent. — Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew (powo.science.kew.org)
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Japon
Introduit
Statut retenu : Introduit (règle de la charte appliquée — liste structurée TDWG > texte rédactionnel). Cohérent avec la littérature scientifique : au Japon, la fibre à papier (washi/kozo) provient principalement de Broussonetia × kazinoki, un hybride distinct, pas de B. papyrifera pur (voir fiche kazinoki).Source : Broussonetia papyrifera (L.) L'Hér. ex Vent. — Plants of the World Online, Royal Botanic Gardens, Kew (powo.science.kew.org)